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N°6 - Les dispositifs de sécurité - niv 5 à 4

N°6 - Les dispositifs de sécurité - niv 5 à 4

En règle générale, les débistats évoqués précédemment ne sont pas à considérer comme des dispositifs de sécurité mais comme des dispositifs de contrôle. Ceci étant, sur certains modèles de chaudières, ils en assurent également la mise en arrêt de sécurité en cas de défaut d’irrigation du corps de chauffe.

De même, certaines chaudières murales sont équipées d’un pressostat contrôleur de remplissage qui s’assure d’une pression de remplissage suffisante pour autoriser la mise en service de la chaudière et à défaut la mette éventuellement en arrêt de sécurité.

Question

Q1: Quels sont les véritables dispositifs de sécurité qui ont déjà été évoqués dans les § précédents?

On distingue par ailleurs :

Il a déjà été évoqué :

- La soupape de sécurité :

Elle permet l’évacuation d’eau si la pression dans le circuit de la chaudière devenait excessive.



On pourra sur le sujet consulter le dossier Sécurité des installations Niveau 1.


- Le thermostat (détecteur) de surchauffe :

Il mettra la chaudière en sécurité. Un réarmement manuel du thermostat de sécurité(ou une remise en service de la chaudière) sera nécessaire pour qu’elle puisse redémarrer.

Question

Q2: Quels sont les risques physiques couverts par les 2 dispositifs de sécurité qui ont déjà été évoqués dans les § précédents?

- La soupape de sécurité couvre le risque d’une montée en pression excessive du circuit d’eau dans la chaudière et dans le circuit de chauffage.
Un excès de pression se traduirait par la déformation ou la rupture de l’équipement le plus fragile du circuit, ce qui pourrait se traduire par un dégât des eaux.

- Le thermostat (détecteur) de surchauffe (thermostat de sécurité) couvre le risque d’une montée excessive en température du circuit d’eau dans la chaudière et par voie de conséquence dans le circuit de chauffage, voire dans le circuit d’eau chaude sanitaire. Il limite ainsi les risques de brûlure.

On distingue par ailleurs :

  • Une sécurité dite « anti-débordement » ou « anti-refoulement » du dispositif d’évacuation des gaz de combustion. Il consiste en un contrôle de la température de l’air en circulation en périphérie du coupe tirage. Une température excessive serait le signe d’un mauvais « tirage » du conduit de fumée.

Ce dispositif est communément appelé SPOTT (Système Permanent d’Observation du Tirage Thermique), mais aussi SRC (Sécurité Refoulement Cheminée), TAF (thermostat anti refouleur), DAT, etc.

Question

Q3: Implantez sur le schéma de principe ci-dessous le dispositif sécurité « anti-débordement ».

Question

Q4: Quelles pourraient être les origines d’un mauvais tirage du conduit de fumée?

Les origines d’un mauvais tirage du conduit de fumée pourraient être:

- Un conduit de fumée obstrué, on parle notamment des nids d’oiseaux...
ou
- L’amenée d’air dans le local où se trouve la chaudière obturée (si l’air ne rentre pas, il ne peut ressortir).

Remarque : le cas des chaudières à foyer de combustion étanche sera étudié ultérieurement.

On distingue par ailleurs :

  • Une sécurité « flamme » dont le but sera l’arrêt de l’alimentation en gaz du brûleur si la flamme n’apparaissait pas ou s’éteignait.

Cette sécurité dite « ionisation » utilise la propriété présentée par une flamme d'être conductrice du courant.

La détection du courant d'ionisation par le circuit électronique de la chaudière autorise l'alimentation électrique de l’électrovanne gaz dont l’ouverture permet le passage du gaz vers les rampes du brûleur.

Si la flamme est présente, elle conduit le courant entre l'électrode d'ionisation et la masse du brûleur.
Dans le cas contraire, l'absence de flamme ouvre le circuit d'ionisation. Le circuit électronique ne détectant plus le courant d'ionisation, il coupe l'alimentation électrique de l’électrovanne gaz.

L'électrode d'ionisation permet donc une sécurité de présence de flamme.

Remarque: les chaudières à circuit de combustion étanche (chaudières à ventouse) et les chaudières raccordées à des VMC gaz collectives disposeront d’équipements de sécurité différents ou complémentaires. Ils seront étudiés dans un autre dossier.