N°4 – Les températures intérieures - niv. 3 à 4

N°4 – Les températures intérieures - niv. 3 à 4

En règle générale, la température intérieure utilisée pour le calcul des déperditions est 19 [°C].

réglementation température de base

On pourra consulter le plus récent article R241-26 du code de l’énergie :
« Dans les locaux à usage d'habitation, d'enseignement, de bureaux ou recevant du public et dans tous autres locaux, à l'exception de ceux indiqués aux articles R. 241-28 et R. 241-29, les limites supérieures de température de chauffage sont, en dehors des périodes d'inoccupation définies, fixées en moyenne à 19 [°C] :
- pour l'ensemble des pièces d'un logement ;
- pour l'ensemble des locaux affectés à un usage autre que l'habitation et compris dans un même bâtiment.
»

Lien vers code de l'énergie

Question

Q1 : Selon le décret ci-dessus, est-il possible de calculer les déperditions de certaines pièces d’un logement avec une température intérieure supérieure à 19 [°C] ?

Oui, selon le décret ci-dessus, il est possible de calculer les déperditions de certaines pièces d’un logement avec une température intérieure supérieure à 19 [°C], car cette température est indiquée comme la moyenne pour l’ensemble des pièces.
Il est ainsi d’usage de calculer les déperditions des salles d’eau ou de bain pour une température ambiante de 21 [°C].



Récapitulons avec Maurice Ciron:

Les vidéos récapitulatives de Maurice.

Question

Q2 : Pour quel écart de température intérieur/extérieur seront en moyenne calculées les déperditions d’un logement situé à Paris et d’un logement situé à Strasbourg ?

températures en France
L’écart de température moyen utilisé par le calcul des déperditions d’un logement situé à Paris sera de :
19 – (–5) = 24 [°C] ou [K].
L’écart de température moyen utilisé par le calcul des déperditions d’un logement situé à Strasbourg sera de :
19 – (–15) = 34 [°C] ou [K].

Mais plus souvent, on commence par calculer les déperditions pour 1 degré d’écart de température entre l’intérieur et l’extérieur. L’unité de calcul utilisée est alors le [W/°C] ou le [W/K]. On parle alors de « déperditions spécifiques ».

calcul déperditions

Question

Q3 : A votre avis, pour une entreprise qui intervient sur tout le territoire, quel peut être l'intérêt de calculer les déperditions en [W/°C] ou en [W/K], plutôt que directement en [W] ou en [kW]?

Pour une entreprise qui intervient sur tout le territoire, l’intérêt de calculer les déperditions en [W/°C] ou en [W/K] réside dans la possibilité de transmettre le même calcul de déperditions à toutes ses agences (pour un bâtiment construit à l'identique dans plusieurs régions).
Les agences pourront ensuite multiplier la valeur transmise par l’écart de température intérieur / extérieur pour déterminer les déperditions locales en [W] ou en [kW].



Visualisez la vidéo:

Les vidéos récapitulatives de Maurice.

Question

Q4 : Un bureau d’étude a estimé les déperditions d’un logement type à 105 [W/°C] ou [W/K].
Quelles seront en [kW] les déperditions de ce logement s’il est situé à Paris et s’il est situé à Strasbourg.

Si le logement est situé à Paris, les déperditions du logement seront de :
105 x (19 – (– 5)) = 2 520 [W], soit 2,5 [kW]

Si le logement est situé à Strasbourg, les déperditions du logement seront de :
105 x (19 – (– 15)) = 3 570 [W], soit 3,6 [kW]



Le code du travail indique quant à lui simplement que les locaux de travail doivent être chauffés pour permettre l’activité professionnelle :

- Température minimale :
Le Code du travail ne mentionne pas une température minimum précise (en degrés) pour travailler. En revanche, plusieurs articles de la partie réglementaire du Code du travail envisagent l'impact du froid sur l'état de santé des salariés et imposent certaines règles à l'employeur.
- Travail à l'intérieur :
Pour le travail en intérieur (bureau, usine...) le Code du travail (article R4223-13) prévoit que les locaux fermés affectés au travail doivent être chauffés pendant la saison froide. Le texte précise également que le chauffage doit fonctionner de manière à maintenir une « température convenable » sur le lieu de travail.
Par ailleurs, la réglementation (article R4213-7) prévoit que les équipements et les caractéristiques des locaux de travail doivent être conçus de manière à permettre l'adaptation de la température à l'organisme humain pendant le temps de travail. Dans ce cadre, l'employeur doit tenir compte des méthodes de travail et des contraintes physiques supportées par les salariés.
- Travail à l'extérieur :
Pour les salariés travaillant à l'extérieur (cas des travailleurs du bâtiment par exemple), le Code du travail (article R4225-1) mentionne que les postes de travail extérieurs doivent être aménagés de telle sorte que les travailleurs soient, dans la mesure du possible, protégés contre les conditions atmosphériques (froid, vent, neige, gel...).
- Protection des salariés :
En cas de froid et d'intempéries, le Code (article R4223-15) impose à l'employeur de prendre toutes dispositions pour assurer la protection des travailleurs lorsque celles-ci s'avèrent nécessaires. Ces mesures doivent être prises après avis du médecin du travail et du CHSCT ou, à défaut, des délégués du personnel.

Lien vers code du travail