N°4 - Sélection et réglage des pressostats de contrôle des ventilateurs - niv. 4

N°4 - Sélection et réglage des pressostats de contrôle des ventilateurs - niv. 4
En formation de niveau 3 (CAP), on n'étudiera pas ce §, ni les suivants.



Rappel : le pressostat contrôle la dépression à l’aspiration du ventilateur, synonyme de son bon fonctionnement et, en cas de dépression anormalement faible, arrête le moteur.

Le pressostat doit être sélectionné pour disposer d’une échelle de réglage compatible avec la dépression à contrôler.

Question

Q1: Le catalogue du fournisseur propose 3 modèles de pressostat capables respectivement de contrôler des dépressions (ou des surpressions) de :
- Modèle n°1 : – 40 à – 300 [Pa] (ou + 40 à + 300 [Pa])
- Modèle n°2 : – 100 à – 800 [Pa] (ou + 100 à + 800 [Pa])
- Modèle n°3 : – 300 à – 1500 [Pa] (ou + 300 à + 1500 [Pa])

Quel modèle vous semble préférable pour contrôler le ventilateur ci-dessous dont la dépression normale à l’aspiration est de – 350 [Pa]? Justifiez votre choix.


Le pressostat n’a qu’un simple but de contrôle du fonctionnement du ventilateur. On lui demandera d’intervenir si la dépression constatée est très nettement inférieure à ce qu’elle devrait être (voire presque nulle dans le cas d’un ventilateur à vitesse variable susceptible de fonctionner à vitesse réduite).

Pour une dépression normale de – 350 [Pa], on pourra ainsi sans problème lui demander d’intervenir s’il est constaté une dépression par exemple de – 200 [Pa].
On pourrait retenir comme règle de réglage de ces pressostats une consigne de la moitié de la valeur de dépression normale (soit ici une consigne de – 350 / 2 = – 175 [Pa]) (et encore moins dans le cas d’un ventilateur à vitesse variable susceptible de fonctionner à vitesse réduite).

Dans ces conditions, on constate que le modèle de pressostat n°1 est parfaitement adapté. Certes, le modèle n°2 pourrait être utilisé, mais il serait utilisé dans le bas de son échelle de réglage ce qui n’est pas souhaitable.
D’une façon générale lorsque l’on doit sélectionner un appareil dont la mesure ou la détection est réglable, mieux vaut choisir un modèle permettant de l’utiliser vers le milieu de son échelle de mesure.

Enfin, on peut considérer le modèle n°3 comme totalement inadapté à notre besoin.

Question

Q2: Quel serait le risque d’utiliser, pour contrôler le fonctionnement du ventilateur ci-dessus dont la dépression normale à l’aspiration est de – 350 [Pa], le modèle de pressostat n° 3 (il serait alors réglé entre - 300 [Pa] et – 350 [Pa]).
- Modèle n°1 : – 40 à – 300 Pa (ou + 40 à + 300 [Pa])
- Modèle n°2 : – 100 à – 800 Pa (ou + 100 à + 800 [Pa])
- Modèle n°3 : – 300 à – 1500 Pa (ou + 300 à + 1500 [Pa])

La sélection du modèle n°3 est en pure théorie valable puisque – 300 [Pa] est une dépression censée être anormalement faible. Mais, cette sélection risquerait de conduire à des arrêts intempestifs du ventilateur du fait d’une « mesure » légèrement erronée du pressostat (imprécisions aux extrémités de l’échelle de réglage) ou du fait de fluctuations possibles de la dépression moyenne normale de – 350 [Pa].

Question

Q3: Proposez une consigne de réglage du pressostat de contrôle du ventilateur ci-dessous dont la dépression normale à l’aspiration est de – 1400 [Pa]?
Parmi les modèles ci-dessous, sélectionnez celui vous semblant le plus adapté. Justifiez votre choix.

Le catalogue du fournisseur propose 3 modèles de pressostats capables respectivement de contrôler des dépressions (ou des surpressions) de :
- Modèle n°1 : – 40 à – 300 [Pa] (ou + 40 à + 300 [Pa])
- Modèle n°2 : – 100 à – 800 [Pa] (ou + 100 à + 800 [Pa])
- Modèle n°3 : – 300 à – 1500 [Pa] (ou + 300 à + 1500 [Pa])



Le pressostat n’a qu’un simple but de contrôle du fonctionnement du ventilateur. On lui demandera d’intervenir si la dépression constatée est très nettement anormalement faible (voir nulle).
Pour une dépression normale de - 1400 [Pa], on pourra lui demander d’intervenir s’il mesure une dépression par exemple de - 1400 / 2 = – 700 [Pa].

Dans ces conditions, on constate que le modèle de pressostat n°2 pourrait convenir, mais il serait alors utilisé en haut de son échelle de réglage, ce qui n’est pas souhaitable.
Mieux vaudra retenir le n°3.