N°2 - Modèles d’extracteur domestiques et mode de pilotage - niv. 3 à 4

N°2 - Modèles d’extracteur domestiques et mode de pilotage - niv. 3 à 4

Il existe des modèles d’extracteur différents selon le nombre de pièces à raccorder.


Question

Q1: Etudiez les 2 extracteurs ci-dessous.
Qu’est ce qui les différencie?
Les ventilateurs qui les équipent sont-ils différents? Qu’est-ce qui vous a permis de répondre?


Source Sauter

Ces 2 extracteurs de ventilation simple flux permettent l’aération de logements plus ou moins importants. Ils sont équipés de ventilateurs identiques (même puissance max et même poids).


Les ventilateurs qui équipent les caissons d’extraction de VMC domestiques sont pour un même fabricant souvent identiques quel que soit le nombre de pièces raccordées. Si la vitesse du ventilateur est fixe, le débit d’air s’ajuste naturellement en fonction du nombre de piquage raccordé.
Il existe aussi des raccords de gaine dont le réglage permet l’ajustement du débit.

caissons ventilateur

Les caissons peuvent disposer de plusieurs vitesses du ventilateur.
La grande vitesse peut être commandée manuellement par l’utilisateur ou, sur certains modèles, automatiquement enclenchée lors des pics d’humidité (système parfois appelé «antibuée»).

Enfin particulièrement sur les VMC hygroréglables, il existe des caissons dont la vitesse du ventilateur est automatiquement variable en contrôle de la dépression à son aspiration.

Etudiez l’extrait de documentation ci-dessous.


vmc vitesse

Source Sauter

Question

Q2: De combien de vitesses dispose le ventilateur d’extraction ci-dessus? Comment sont-elles commandées?
Quel paramétrage est préconisé par le fabricant pour un logement de 3 pièces principales?

L’extracteur ci-dessus dispose d’une PV (petite vitesse) et d’une GV (grande vitesse).
2 niveaux de grande vitesse sont paramétrables GV1 et GV2.
L’extracteur est livré paramétré en GV2. Pour un logement de 3 pièces (type T3) le fabricant préconise le paramétrage de la GV1.
Le passage de la PV à la GV peut être commandé:

  • Manuellement par action sur un interrupteur installé en cuisine.
  • Automatiquement par un «système anti-buée» dont la fonction est de piloter le passage en GV lors des pics d’humidité.


L’utilisation d’une puissance électrique de 1 [kW] durant une heure correspond à une consommation de 1 [kWh]. La puissance électrique max des extracteurs dont nous avons étudié la documentation ci-dessus était indiquée de 100 [W]. Il s’agissait bien sûr de la puissance nécessaire en GV.


Question

Q3: Normalement piloté, l’extracteur d’une VMC domestique fonctionne le plus souvent en petite vitesse.
En considérant la puissance électrique absorbée en moyenne de 50 [W] pour le modèle étudié ci-dessus, pour un coût du [kWh] électrique de 0,15 centime Ɛ TTC, quel budget annuel faut-il prévoir pour assurer son fonctionnement?

Pour le modèle d’extracteur étudié ci-dessus la puissance électrique moyenne absorbée est considérée de 50 [W], soit 0,05 [kW].

L’aération d’un logement doit fonctionner 24h/24 s’il est occupé.
Considérons une occupation de 335 jours par an.
La consommation électrique de l’extracteur sera de:
335 x 24 x 0,05 = 402 [kWh]
Pour un côut du [kWh] électrique de 0,15 centime Ɛ TTC le budget annuel sera de l’ordre de:
402 x 0,15 = 60 Ɛ TTC/an

Question

Q4: Au vu du faible budget estimé ci-dessus pour le fonctionnement du caisson de ventilation, peut-on en déduire que l’aération des logements est un faible poste de dépense?

Non bien sûr, l’aération des logements n’est pas un faible poste de dépense car, ventiler un logement, c’est toujours y introduire de l’air extérieur qui, en hiver, doit être réchauffé.

Au coût actuel de l’électricité, le réchauffage de l’air d’aération d’un logement de 100 [m2] est de l’ordre de 150 Ɛ TTC/an.