N°5 - Les bouches d’entrée d’air autoréglables – niv. 4

N°5 - Les bouches d’entrée d’air autoréglables – niv. 4

En formation de niveau 3, sauf préconisation de son formateur, on n’étudiera pas ce §.

Les bouches d’entrée d’air pourraient être de simples « grilles d’aération » fixes, mais leur débit pourrait alors directement varier avec l’écart de pression entre l’intérieur et l’extérieur et notamment selon l’importance du vent extérieur.

air entrée bouche grille

Les VMC simple-flux peuvent être équipées de bouches dites « autoréglables », au sens où leur débit reste sensiblement stable lorsque l’écart de pression qui règne entre l’intérieur et l’extérieur varie.

bouchée entrée air

Les fabricants fournissent des graphiques d’évolution du débit dans leurs bouches en fonction de l’écart de pression entre l’intérieur et l’extérieur.

graphique débit pression

Question

Q1: Selon le fabricant, quelle doit être la dépression minimale souhaitée pour un fonctionnement correct des bouches d’aération ci-dessus?

Le fabricant demande une dépression minimale de 20 [Pa] pour que les débits nominaux de ses bouches soient obtenus.

Question

Q2: Selon le fabricant, dans la zone de dépression préconisée entre 20 et 100 [Pa], quelle est la plage de débit indiquée pour la bouche ESEA 30 [m3/h]?

La plage de débit indiquée pour la bouche ESEA 30 [m3/h] est de 35 à 45 [m3/h].
On constate que le débit indiqué pour une dépression de 20 [Pa] est supérieur au débit nominal de 30 [m3/h] annoncé. Le fabricant intègre peut-être une marge pour couvrir l’encrassement futur de la bouche.

Question

Q3: Qu’est-ce que le pascal?

Le pascal est l’unité internationale de pression.
Il correspond à la pression qu’exerce une force de 1 newton qui appuie sur une surface de 1 [m2].
Le newton est sensiblement le poids d’une masse de 100 grammes.
Le pascal est une unité très faible qui correspond sensiblement à celle qu’exerce 100 grammes par exemple d’eau déversée sur une surface de 1 [m2] ou celle qu’exerce une feuille de papier qui repose sur un bureau.

Pour en savoir plus on pourra, dans la rubrique de « Physique appliquée au génie climatique », étudier le dossier consacré aux pressions.

En formation de niveau 3, l’étude de la fin de ce § n’est pas indispensable.



Le fabricant des bouches présentées ci-dessus demandait pour un bon fonctionnement une dépression comprise entre 20 [Pa] et 100 [Pa].
Essayons d’évaluer ce que représentent ces niveaux de dépression.

La pression est une force qui appuie sur une surface. A l’inverse on peut dire qu’une dépression correspond à une force qui « tire » ou « aspire ».

Une autre façon de voir les choses consiste à considérer que l’air qui s’engouffre dans la bouche d’extraction exerce sur elle une force qui aurait tendance à ce qu’elle soit repoussée dans la pièce.
On peut alors dire qu’une dépression de 20 [Pa] sur une bouche correspond à une « poussée » de 20 [Pa] sur sa surface extérieure.

On pourrait faire la même analogie pour une bouche d’extraction :

bouche extraction air

Pour appréhender ce que cela représente, le mieux est de parler de la pression du vent que l’on a tous ressentie lorsqu’il souffle. La pression du vent est fonction de sa vitesse :

vent pression vitesse

On constate donc qu’à une bouche soumise à une dépression de 20 [Pa] correspond la poussée d’un vent de 20 [km/h].

Il ne faut surtout pas en déduire que la bouche d’extraction crée un vent de 20 [km/h] dans la pièce où elle se trouve car l’air qu’elle aspire ne se met en mouvement qu’à sa proximité immédiate.

Par contre cette analogie nous donne une idée de la force avec laquelle l’air qui rentre par la bouche appuie sur elle ou une idée de la force avec laquelle le ventilateur tire sur la bouche, et pour une dépression de 100 [Pa] il faut penser à un vent de l’ordre de 45 [km/h].