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1) Le contexte climatique, réchauffement et effet de serre

1) Le contexte climatique, réchauffement et effet de serre

L’évolution projetée de la température à la surface terrestre pour la fin du XXIe siècle (2090-2099) laisse apparaître d’après les études du GIEC (*) un net réchauffement par rapport à la période 1980-1999, selon les projections moyennes obtenues avec plusieurs modèles.
(*) Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) établi en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), chargé d’évaluer les informations scientifiques relatives au changement climatique.

Selon les dernières évaluations des spécialistes, le climat de la terre pourrait se réchauffer de 1,1 [°C] à 6,4 [°C] d’ici la fin du siècle. Il sera plus instable, avec une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des phénomènes climatiques extrêmes. Ses conséquences, qui se font déjà sentir, seront importantes pour l’homme, les systèmes écologiques et l’économie de tous les pays.

Si l’on dispose d’une formation scientifique, on pourra sur le sujet étudier les dossiers « Réchauffement climatique - Partie 1 » et « Réchauffement climatique - Partie 2 » (en niveau 3 à 2).

La chaleur terrestre est régulée par l'effet de serre atmosphérique. L'atmosphère et certains de ses constituants gazeux naturels servent de paroi transparente et empêchent le refroidissement de la terre pendant la nuit. Sans effet de serre atmosphérique, la température à la surface de la Terre serait de  -19 [°C] au lieu des +15 [°C] de moyenne actuelle.

En comparaison, sur Mars où il n'y a pas de gaz à effet de serre, la température moyenne est de – 50 [°C]; sur Vénus, où l'atmosphère est presque exclusivement composée de gaz carbonique, la température moyenne est de + 420 [°C].

Question

Les gaz à effet de serre ont-ils un effet systématiquement nocif au niveau de la terre ?
Non, au contraire.

Explication :

Ils servent de régulateur à la chaleur en créant un effet de serre atmosphérique. Sans cet effet de serre atmosphérique la température moyenne au niveau de la terre serait de – 19 [°C].

Le renforcement de l'effet de serre atmosphérique par l'émission excessive de certains gaz comme le dioxyde de carbone et le méthane est en train de modifier le climat. On entend par "gaz à effet de serre" les constituants gazeux de l'atmosphère, tant naturels que d'origine humaine (anthropiques), qui absorbent et ré-émettent le rayonnement infrarouge. Ces gaz ont des caractéristiques physiques, et des durées de vie dans l’atmosphère, différentes.

Pour comparer leur contribution à l’effet de serre, on utilise le pouvoir de réchauffement global (PRG) qui intègre leur effet sur une période de cent ans.

Le CO2 est le gaz qui a le plus faible pouvoir de réchauffement parmi ceux qui ont été retenus comme ayant une action significative sur le réchauffement planétaire. Pour cette raison, il sert en quelque sorte d’unité et tous les autres gaz sont convertis en kilo équivalent CO2 (kgeqCO2) par kilo de gaz concerné.

Ainsi, le dégagement d’un kg de CO4 de PRG = 21 est équivalent au dégagement de 21 [kg] de CO2. Du fait de ces équivalences, on ne retient et on ne parle, d’une manière générale, que de la production de CO2.

Question

Le réchauffement climatique est-il dû à une accumulation excessive de gaz à effet de serre dans l’atmosphère?
Oui

Explication :

L' émission excessive de certains gaz, tant d’origine naturelle que résultant des activités de l’homme, comme le dioxyde de carbone et le méthane est en train de modifier le climat.