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La terre est entourée par l’espace dont nous savons qu’il est quasiment vide et très froid. Déjà à 10000 [m] d’altitude, les pilotes nous annoncent des températures de – 40 [°C]. On a en fait calculé que la température de l’espace est de –270 [°C] (3 degrés Kelvin).
La température au sol et en surface des océans est en moyenne à +15 [°C], mais vu de l’espace la température de la Terre est de –19 [°C]. Cette température est celle qui permet à la planète d’évacuer vers l’espace, sous forme de rayonnements, la chaleur qu’elle reçoit du soleil et du centre de la terre. Elle est, pour l’ensemble de la planète, sensiblement celle de l’atmosphère à 5000 [m] d’altitude selon les mesures effectuées par ballon sonde (voir dossier « Le réchauffement climatique partie 2 »).
L’écart de température entre la surface au sol (à +15 [°C]) et la « surface extérieure » de la Terre (à -19 [°C]) est dû à "l’effet de serre" (nous pourrions difficilement nous en passer car sans lui, la température moyenne au sol serait de -19 [°C]).
La planète évacue son énergie vers l’espace par rayonnement. Dans le cadre d’un échange de chaleur par rayonnement entre 2 systèmes, la puissance transmise est proportionnelle :
Le coefficient d’émissivité de la planète est fonction de la nature de la surface « au sol » de la Terre, de la couverture nuageuse et de la nature des gaz de l’atmosphère. Si ce coefficient diminuait, la planète serait obligée de monter en température pour maintenir son évacuation d’énergie vers l’espace.
