Pression de remplissage, installation à l'arrêt, installation en température

 

INSTALLATION A L’ARRET :

Le remplissage en eau d’un circuit de chauffage consiste à :

  • Monter l’eau jusqu’au point haut. Lors de cette mise en eau, pour permettre à l’eau de rentrer, un échappement de l’air en partie haute est nécessaire. Les grandes installations sont équipées d’une ou plusieurs purges manuelles d’air aux points hauts.
  • A rajouter un peu d’eau après la fermeture des purges manuelles pour disposer d’un minimum de pression de 0,5 à 1 [bar] au point haut. Cette mise en surpression des points hauts permet d’y effectuer facilement les purges d’air complémentaires nécessaires.

Il ne faut pas prévoir plus de pression car tout excès de pression se répercute sur les points bas dont la pression serait évidemment plus élevée.

pression

Question:
Quelle fourchette de pression sur le manomètre ci-dessus indiquera que le remplissage en eau de l'installation est terminé?

Attention :

Pour permettre leur bon fonctionnement, une pression d’au moins 1 [bar] à l’aspiration des pompes est nécessaire. Une pression insuffisante provoque un phénomène appelé cavitation qui consiste à voir l’eau se vaporiser à l’aspiration de la pompe. La cavitation est capable de détériorer la roue qui tourne à grande vitesse à l’intérieur du corps de pompe. Le risque augmente avec la température de l’eau et le manque de pression et concerne particulièrement les pompes à rotor noyé.

En conséquence :

  • Une pression de remplissage d’une installation d’appartements (hauteur d’eau faible) doit être de l’ordre de 1 [bar] à froid.
  • Dans le cas d’une chaufferie en terrasse, un remplissage en chaufferie de l’ordre de 1,5 [bar] est nécessaire.

Il n’est pas souhaitable de prévoir plus dans le cas des installations fonctionnant avec de l’eau à moins de 100 [°C] car tout excès se répercute sur les points bas de l’installation de chauffage.

Néanmoins, dans les installations en terrasse équipées de circulateurs à rotor noyé (sur lesquels les risques de cavitation sont plus importants), il est indispensable de vérifier les pressions minimales recommandées par le constructeur.

Question:
Déterminez un ordre de grandeur des pressions dans l'installation à l'arrêt ci-dessous en fin de remplissage en eau :


INSTALLATION EN TEMPERATURE :

Lors de la mise en température de l’installation de chauffage, les pressions d’eau augmentent en tout point de 0,5 à 1,5 [bar] supplémentaire du fait de l’expansion (sauf si vases ouverts).

Question:
L'installation ci-dessous est à l'arrêt. La pression dans la chaufferie est de 2 [bar]. Indiquez une fourchette de pression normale sur le manomètre de remplissage de l'installation lorsqu'elle sera en température.


Démarrez le film ci-dessous (mettre le son) et visualisez le remplissage en eau et la montée en température d’une installation de chauffage équipée d’un vase d’expansion fermé (source « Apprendre le chauffage à eau chaude sur CD Rom» aux Editions Parisiennes ou Eyrolles) :  

Question:
Indiquez un ordre de grandeur de la pression sur le manomètre de remplissage de l'installation ci-dessous lorsqu'elle sera en température. Quelle est la pression sur les autres manomètres (en négligeant l'influence de la pompe)?.


Question:
L'installation ci-dessous est en température. La pression en chaufferie est de 1,9 [bar]. Le remplissage en eau est-il correct ?


Remarques :

  • Sur les petits circuits de chauffage alimentés par des chaudières murales, la variation de pression entre installation froide à l’arrêt et en température est en générale faible et de l’ordre de 0,5 [bar]. Ceci est du à la présence d’un vase d’expansion largement dimensionné à l’intérieur de la chaudière.
  • Les distributions d’eau glacée (pour la climatisation) doivent être à l’arrêt mieux gonflées que les distributions d’eau de chauffage. En effet, lors de la mise en route des groupes frigorifiques, l’eau se rétracte et la pression chute d’environ 0,5 [bar]. En conséquence, en fin de remplissage d’un circuit d’eau glacée une pression au point haut de 1 à 1,5 [bar] est nécessaire. Dans les locaux de production en terrasse, on prévoira 1,5 [bar] environ
  • Les installations solaires thermiques fermées à circulation d’eau forcée doivent être à l’arrêt bien gonflées pour que la pression de l’eau dans les capteurs soit de l’ordre de 2 [bar]. Cette pression élevée a pour objectif de repousser la phase de vaporisation de l’eau qui à 2 [bar] n’interviendra qu’au-dessus de 130 [°C]. Notons que lorsque les capteurs ne sont plus irrigués, la température peut y monter à plus de 200 [°C]. La pression sera limitée par une soupape de sécurité tarée au maximum à 6 [bar]. De ce fait, en fin de remplissage et de dégazage à froid, les purgeurs automatiques des capteurs doivent être isolés au moyen d’un robinet, car ils ne supporteraient pas forcément ces pressions élevées et pourraient laisser s’échapper de la vapeur à haute température.