Paramètres influençant les consommations d'énergie nécessaire au chauffage d'un bâtiment

 

L'écart de température entre l'intérieur et l'extérieur du bâtiment est le principal paramètre qui conditionne l'importance des consommations de chauffage, mais, de nombreux autres éléments interviennent.

Question:
Listez tous les paramètres qui influencent la consommation de combustible des installations de chauffage de bâtiment. On distinguera successivement les éléments liés :
- Au bâtiment
- A la conception de l'installation de chauffage
- Au réglage de l'installation de chauffage (production et distribution)
- A la nature humaine et à l'organisation de l'exploitation.

Les paramètres qui influencent la consommation d’énergie des installations de chauffage à eau chaude sont donc très nombreux. De ce fait, quels que soient les moyens mis en œuvre pour l'effectuer, la prévision d'une consommation de chauffage ne peut être qu’approchée.

En conséquence, pour évaluer la consommation d’un bâtiment existant, plutôt que d’effectuer d’incertaines simulations, il faudra autant que possible analyser sa consommation réelle, sur autant de saison de chauffe que possible.

Notons par ailleurs que la comparaison avec d’autres bâtiments ne pourra valablement être effectuée que pour des ensembles :

  • de volume, architecture et orientation comparable
  • de mode d’occupation comparable

Le faisceau de points ci-dessous porte sur une analyse des consommations pour le chauffage d’une quarantaine d’écoles situées en Ile de France.
On y note une chute très nette des consommations ramenées au [m³] ou au [m²] pour les bâtiments de moins de 10 000 [m³] (moins de 4000 [m²] chauffés).

Cette chute des consommations n’est pas due à un traitement thermique particulier des grands bâtiments. Elle provient simplement du fait que pour un bâtiment « monobloc », le volume (ou les surfaces) « habitables » augmentent plus vite que les surfaces extérieures de paroi source des déperditions. De ce fait, plus le bâtiment est important, plus sa consommation ramenée au volume (ou à la surface chauffée) semble décroître.

Au-delà de 10 000 [m³] (4000 [m²] chauffés) les consommations ramenées au [m³] ou au [m²] se stabilisent (voire remontent) car les grands volumes sont alors souvent décomposés en plusieurs bâtiments de moindre taille.