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Les pressions au fond des réservoirs ne sont fonction que de la hauteur de fluide stocké. Ceci a permis aux professions concernées de définir des unités de pression très « parlantes » exprimées en hauteurs de liquides.
Ainsi, en génie climatique, on utilise parfois le « mètre de colonne d’eau » [mCE] correspondant à la pression que crée une telle hauteur d’eau.
Par chance : 1 [bar] ≈ 10 [mCE] (10,2 [mCE] exactement)
Un industriel qui travaille uniquement avec du fuel peut utiliser le « mètre de colonne de fuel [mCF] ». Le fuel étant plus léger que l’eau, 1 [mCF] vaut moins que le mCE.
1 [mCF] ≈ 0,8 [bar].
Les marins, les météorologistes utilisaient le « millimètre de mercure » [mmHg], unité de pression correspondant à des hauteurs de mercure. Le mercure est beaucoup plus lourd que l’eau :
1 [mmHg] ≈ 133 [Pa] alors qu’1 [mmCE] ≈ 10 [Pa].
Evidemment, ces unités professionnelles ne sont pas celles du système international d’unités, et il nous faudra de plus en plus utiliser et maîtriser le [Pa], le [kPa] et le [bar].

Dans notre secteur, les pressions sont mesurées grâce à des manomètres.

Source : « Apprendre le chauffage et l’équilibrage sur CD Rom »
Des mêmes auteurs aux Editions Parisiennes 01 45 40 30 60.
Non raccordé, le manomètre indique une pression nulle. En réalité, il devrait indiquer une pression toujours présente : la pression atmosphérique qui est d’environ 1 [bar].
Cette pression est due au poids de l’air qui appuie sur la surface de la terre. C’est ce qu’indiquent les baromètres.

Mais, ce qui nous intéresse, c’est de savoir si les pressions qui règnent à l’intérieur de nos circuits d’eau de chauffage ou de climatisation sont supérieures ou inférieures à la pression atmosphérique qui les entoure.
Nos manomètres, à la différence des baromètres, indiquent l’écart de pression de nos installations par rapport à la pression atmosphérique (en plus ou en moins). On dit qu’ils indiquent une pression relative ou une pression effective.
