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La puissance d’un émetteur évolue en fonction de l’écart de température entre sa température moyenne et la température du local dans lequel il se trouve.
On pourrait admettre que la puissance des émetteurs est proportionnelle à l’écart de température entre leur surface et l’air. En réalité l’approche serait un peu grossière.
Ainsi, pour le modèle HXD120 ci-dessous, si l’on passe d’un écart de 60 [°C] à un écart de 30 [°C], la réduction de puissance n’est pas dans le rapport 1/2 (-50%), mais dans le rapport (-60%).

Cette évolution de puissance peut être calculée par la formule :
P = kΔTm
Avec coefficient m appelé « pente » du radiateur de l’ordre de 1,25
Si l’on connaît la puissance d’un radiateur pour un ΔT donné (en général de 50 [°C]), on peut donc l’estimer pour n’importe quel autre ΔT.
Exemple n°1 : soit un radiateur modèle HXD120 dont on sait ci-dessus que la puissance émise par élément est de 183 [W] pour un écart de 60 [°C]. Estimons la puissance émise par élément pour un écart de 30 [°C], nous devrions pouvoir calculer une puissance proche des 73 [W] indiqués ci-dessus par le fabricant.
Si la puissance évoluait comme le ΔT (c’est faux), pour un ΔT de 30 [°C] elle passerait à :
En effet, la puissance évolue comme le ΔT porté à la puissance 1,25.
Soit :
Ce qui n’est pas trop éloigné de la valeur de 73 [W] annoncée par le fabricant.

Pour un encombrement comparable, la baisse des déperditions depuis les années 80 permet d’abaisser les régimes de température dans les radiateurs jusqu’à atteindre un niveau très favorable aux chaudières à condensation et compatible avec les pompes à chaleur standard.
La réalisation de radiateurs à double circuit de circulation d’eau fonction de la température d’eau à l’entrée de l’émetteur permettrait par ailleurs en toute saison le maintien de températures de surface agréables (brevet WO/2002/021053 double circuit water circulation radiator », n° PCT/FR2000/002501, libre de droit).
