
Le portail expert de la performance énergétique
Accès grand public
Une bonne analogie avec l’effet de serre consiste à considérer l’atmosphère comme une couche d’isolant transparent, de type lame d’air, de résistance thermique R = 0,15 [m²°C/W] (voir dossier Le réchauffement climatique 1ère partie).
Cette analogie permet de comprendre l’écart de température entre le sol et la « périphérie » de l’atmosphère.


Sans variation des caractéristiques de l’atmosphère, si nous stabilisons (ce qui est, sauf crise économique, loin d’être le cas) l’apport de chaleur d’origine humaine à la valeur actuelle de 1,5 x 1013 [W] (soit 0,03 [W/m²]), la planète montera en température jusqu’à ce que cette élévation entraîne un dégagement supplémentaire de chaleur vers l’espace, identique.
On atteindra alors le bilan :

Sans variation des caractéristiques de l’atmosphère, la montée en température des 30 dernières années aurait du s’effectuer selon le scénario :

Dans la suite du dossier, nous allons nous intéresser à la température de « surface extérieure » de la planète.
Cette température correspond aux rayonnements que la planète envoie vers l’espace pour y diffuser l’énergie qu’elle reçoit (et absorbe) de l’intérieur et de l’extérieur.
Sans que cela modifie pour nous les conséquences du réchauffement, nous allons voir que, selon la température de « surface extérieure » à laquelle la planète est montée, l’explication du réchauffement est fondamentalement différente.
