Chaudière, fonctionnement

 

Source Guillot

Débit minimal :

Si le brûleur d’une chaudière se met en marche alors que le débit d'irrigation est nul ou insuffisant, la température de l’eau augmente rapidement. Ce phénomène est appelé choc thermique et peut endommager la chaudière.

Notons cependant que de plus en plus de modèles de chaudière sont conçus pour pouvoir fonctionner à débit nul. Cela passe par une contenance en eau suffisante et des techniques de recyclage naturel interne.

Température de retour minimale :

Une température de retour d'eau trop faible sur le retour à la chaudière provoque un refroidissement des fumées qui peut entraîner la condensation de la vapeur d'eau qu’elles contiennent. Les condensats ainsi créés sont légèrement acides pour le gaz naturel et très corrosifs pour le fuel domestique. Ils peuvent entraîner le percement du foyer de la chaudière et/ou de son conduit de fumée si ceux-ci ne sont pas, au moins partiellement, réalisés en matériaux inoxydables.

Pour éviter ce problème, il faut assurer une température de retour d’eau à la chaudière supérieure à la limite fixée par le fabricant.
Pour les chaudières standards équipées d’un brûleur à air soufflé, la température de retour minimale est de 55 [°C] environ. Sur les chaudières gaz à brûleur atmosphérique, les risques de condensation sont plus limités.

Par ailleurs, il existe des chaudières qui acceptent des retours à basse température (voir dossiers « Chaudières au sol » et « Chaudières à condensation ») :

  • Les chaudières dites « basse température » qui peuvent être alimentées avec des températures de retour faibles sans qu’il s’y produise de condensation.
  • Les chaudières à condensation conçues pour résister à la corrosion et dont le rendement est d’autant meilleur que les températures de retour sont basses.